En français In English

C’est à quinze ans que je découvre pour la première fois la scène dans « la peur des coups » de Courteline lors d’un festival inter-scolaire. Le plaisir de la découverte des textes de théâtre, des répétitions, du tract des représentations, la joie des applaudissements et l’aventure humaine entre tous ces acteurs en herbes, sont pour moi une évidence : le théâtre fera parti de ma vie sur terre.

A 18 ans, si l’heure du gong militaire a sonné en rejoignant Brest où j’empocherais un diplôme d’état d’infirmier, j’assiste en parallèle à des cours du soir dans l’enseignement du conservatoire d’Art Dramatique de la classe de Gabrielle CENTANINI à Brest. Je ne fais pas vraiment mes armes dans la Marine Nationale mais plutôt sur scène, dans « Derrière les rideaux verts » de Sean O’casey, mise en scène de Gabrielle Centanini, et « Yvonne, Princesse de Bourgogne » de Witold Gombrowicz, mise en scène de Catherine Lample.

Je m’aperçois alors que je n’ai pas assez le pied marin, et je quitte le port de Brest pour vivre une autre aventure dans les villages du club Méditerranée. Deux années d’apprentissage de la scène, danse, chant, cabaret, clown… Impatient de découvrir les scènes Parisiennes, je débarque à Paris avec mon baluchon chargé d’histoires et mon diplôme d’infirmier. La nuit, je travaille dans les hôpitaux, et le jour, je suis pendant deux années les cours de l’école CLAUDE MATHIEU. J’en ressors dans une audition professionnelle « Les quatre saisons de Marivaux », scènes montées et mises en scène par Valérie Delbore. Rapidement je suis engagé dans « le médecin malgré lui » de Molière, mise en scène par Hélène Laurca, puis « l’amant de cœur » de louis Verneuil, mise en scène de Jacques d’Aubrac. Clown dans la vie, je rencontre mon clown de scène notamment grâce à une formation avec Odile Bougeard. Désormais il ne me quitte plus.

En 1997 je fais mon premier Festival d’Avignon Off, dans « la spécialité » d’Alan Rossett.

En mai 1998, les trois coups tapent de nouveau dans « le fou et la none » de Stanislaw-ignacy Witkiewicz. Persévérant et acharné de recherche, je signe ma première co-écriture et fais ma première mise en scène pour un spectacle de marionnettes et masques « Un petit siècle et puis s’en va…. »

Curieux de connaître l’ensemble des facettes du métier, je m’essaie au doublage de voix au studio Dubbing Brothers, à la pellicule dans des courts métrages, notamment « job story » d’isabelle Morin, à la radio dans des fictions.

Mais je suis avant tout « comédien de théâtre » et désire me consacrer à la scène. En 1999, je rencontre le metteur en scène Emile Salimov avec qui je jouerais dans « les joueurs » de N.GOGOL, au théâtre du Lucernaire pendant plusieurs mois. Puis, Gérard Linsolas me donne le rôle de Pierrot dans « Dom juan » au théâtre de Charenton le Pont. Pour mon 33ème anniversaire, j’obtiens un premier grand rôle, karl Rossman dans « Amérika » de Franz KAFKA, mise en scène d’Émile Salimov.

Je participe à des stages de clown (dont marc Giffard) et je décide de travailler sur un spectacle solo. Celui-ci est encore en phase de recherche depuis toutes ces années. Pensant que l’art du théâtre de rue peut m’être utile, je travaille avec les membres de l’escadrille où je perfectionne le burlesque, et le corps dans l’espace.

Pour élever mes enfants, je fais le choix de mettre mes activités théâtrales en suspend et je pars installer ma famille à Nice. Pendant une dizaine d’année, je me montre très entrepreneur en créant trois sociétés dans le milieu de la santé. Cela ne me laisse guère de temps à la création.

Mais en 2012, je décide de cesser ces activités de chef d’entreprise pour revenir à la scène. Je reprends donc mon clown et c’est avec Vincent Rouche que je remets mon nez de clown dans un stage. Emile Salimov me propose alors un premier rôle clownesque dans « Grec cherche grecque » que je jouerais au vingtième théâtre.

S’enchaine « Il faut toujours viser à la tête » comédie absurde d’émile Salimov où je joue le rôle de Valdemar.

En 2017, retour au théâtre classique dans le rôle de Grémio dans « La mégère apprivoisée ».

A présent, avec « La millième Nuit », gérard Linsolas me permet de m’essayer à un nouvel exercice théâtral : le seul en scène. 



Contact


 
 
 
Site référencé sur Agence artistiques
Site administré par Wistal
@2009 - 2017 CC Communication CC.Communication